À Modiin, ville voisine de Jérusalem, un vaste projet de sécurité arrive à son terme : une clôture intelligente est en cours d’installation le long de la ligne de séparation, dans la zone de Maccabim. Elle comprend des radars, des caméras d’analyse en temps réel et des drones autonomes. Ce projet, l’un des plus avancés depuis les événements du 7 octobre, a été développé avec le soutien du ministère de la Sécurité nationale
La barrière, construite en parallèle de la clôture résidentielle existante, a été approuvée après inspection complète. Son objectif est de fournir une couche de sécurité supplémentaire entre les localités israéliennes et les territoires palestiniens, avec détection et alerte précoce
La phase suivante inclura cinq radars avancés, des caméras intelligentes connectées à un centre de surveillance, ainsi qu’un nouveau drone autonome qui patrouillera la zone. Le terrain situé entre les deux clôtures a également été dégagé pour optimiser la visibilité
Le projet est financé à hauteur de 2,5 millions de shekels, en coopération entre la municipalité de Modiin et le ministère de la Sécurité nationale, suite aux nombreuses infiltrations constatées dans la région
Pendant que Modiin construit une barrière – Jérusalem reste exposée
À Jérusalem, malgré des quartiers entiers proches de zones sensibles — comme Gilo, Pisgat Zeev, Givat Hamatos ou Neve Yaakov — aucun plan équivalent n’est actuellement en cours. La capitale repose principalement sur des patrouilles de police et un réseau de caméras limité
En parallèle, les infiltrations illégales se multiplient. Chaque semaine, des centaines de Palestiniens franchissent les brèches de la barrière en Judée-Samarie et pénètrent à Jérusalem sans contrôle. Une fois en ville, ils disparaissent dans des chantiers, des parkings ou des bâtiments abandonnés. Les forces de sécurité, malgré leurs efforts, peinent à contenir le phénomène, jugé préoccupant tant sur le plan criminel que sécuritaire


