La guerre entre Israël et l’Iran a vidé l’un des lieux les plus sacrés du monde. L’esplanade des Mosquées — habituellement pleine de fidèles, de voix, de larmes — s’est figée.
Les portes d’Al-Aqsa sont restées closes pendant plusieurs jours. Seules des centaines de colombes ont investi la place, comme si elles répondaient à l’appel à la prière
Vue depuis la porte des Maghrébins : un silence de pierre
Face à la porte des Maghrébins, entrée emblématique dans la vieille ville, on reste figé
Plus de murmures, plus de groupes, plus de prières. Le vent souffle entre les pierres millénaires, comme s’il portait les fragments d’un souvenir
La sécurité israélienne veille sur un site déserté
La coupole dorée du Dôme du Rocher brille toujours, mais sans fidèles. Le Mur des Lamentations, juste en dessous, semble lui aussi en pause, suspendu dans le temps
La foi prend son envol… avec des ailes
Puis l’adhan — l’appel à la prière — retentit
Personne ne répond. Sauf les oiseaux
Nidifiant entre les oliviers anciens, les colombes tournoient en silence, comme si elles priaient pour un monde meilleur
En temps normal, Al-Aqsa réunit le monde : musulmans, juifs et touristes. Aujourd’hui, la scène est abandonnée
Un adolescent, Omar, croise mon regard. "Je viens prier ici tous les matins avec mon père. C’est comme notre deuxième maison
Une guide touristique murmure : "Un lieu de foi transformé en fantôme muet
Un agent de propreté s’étonne : "Je n’ai jamais vu autant de pigeons sur cette place
Les oiseaux n'ont ni papiers, ni barrières
Les agents du Waqf surveillent à distance. Les soldats restent en alerte.
Mais entre les colonnes, seuls les oiseaux circulent librement
Pas besoin d’autorisations. Pas de portiques, ni d’exclusion
Les humains ont été bannis
Mais les colombes… elles, prient encore


