חיפוש

À Jérusalem en guerre, seules les colombes prient à Al-Aqsa

Silence surréaliste sur l’esplanade : les oiseaux remplacent les fidèles au cœur du conflit avec l’Iran Jérusalem | Juin 2025
Flocks of pigeons praying in an empty Al-Aqsa compound in Jerusalem during Iran–Israel war
Esplanade de la mosquée Al-Aqsa vide, envahie par les colombes en plein conflit

La guerre entre Israël et l’Iran a vidé l’un des lieux les plus sacrés du monde. L’esplanade des Mosquées — habituellement pleine de fidèles, de voix, de larmes — s’est figée.
Les portes d’Al-Aqsa sont restées closes pendant plusieurs jours. Seules des centaines de colombes ont investi la place, comme si elles répondaient à l’appel à la prière

Vue depuis la porte des Maghrébins : un silence de pierre

Face à la porte des Maghrébins, entrée emblématique dans la vieille ville, on reste figé
Plus de murmures, plus de groupes, plus de prières. Le vent souffle entre les pierres millénaires, comme s’il portait les fragments d’un souvenir

La sécurité israélienne veille sur un site déserté
La coupole dorée du Dôme du Rocher brille toujours, mais sans fidèles. Le Mur des Lamentations, juste en dessous, semble lui aussi en pause, suspendu dans le temps

La foi prend son envol… avec des ailes

Puis l’adhan — l’appel à la prière — retentit
Personne ne répond. Sauf les oiseaux

Nidifiant entre les oliviers anciens, les colombes tournoient en silence, comme si elles priaient pour un monde meilleur
En temps normal, Al-Aqsa réunit le monde : musulmans, juifs et touristes. Aujourd’hui, la scène est abandonnée

Un adolescent, Omar, croise mon regard. "Je viens prier ici tous les matins avec mon père. C’est comme notre deuxième maison
Une guide touristique murmure : "Un lieu de foi transformé en fantôme muet
Un agent de propreté s’étonne : "Je n’ai jamais vu autant de pigeons sur cette place

Les oiseaux n'ont ni papiers, ni barrières

Les agents du Waqf surveillent à distance. Les soldats restent en alerte.
Mais entre les colonnes, seuls les oiseaux circulent librement

Pas besoin d’autorisations. Pas de portiques, ni d’exclusion

Les humains ont été bannis
Mais les colombes… elles, prient encore

(Le Mur des Lamentations vidé par la guerre Iran-Israël)