L’arrestation d’un suspect n’a pas calmé les esprits. Trois jours après l’incendie suspect dans une synagogue fréquentée par l’ancien grand rabbin Yitzhak Yosef, Jérusalem est en émoi. Le sentiment d’insécurité s’étend désormais à d’autres quartiers : portes verrouillées, regards inquiets, discussions à voix basse entre fidèles
« Je ne suis même pas du quartier, mais quand je suis arrivé à notre synagogue à Ramot, j’ai ressenti quelque chose d’étrange », raconte Éliyahou
« J’ai vérifié si la porte était bien fermée, j’ai regardé derrière moi deux fois. On dirait que quelqu’un veut briser notre tranquillité. Même si ce n’est pas chez toi, tu te sens visé. Nous sommes tous des cibles potentielles
Yaacov, fidèle du quartier Beit Vagan, ajoute
« On mène une vie calme, ordinaire. Mais il suffit de voir une image aux infos pour ressentir une peur diffuse. Si cela arrivait près de chez moi, je ne saurais pas comment réagir. Et c’est justement ce doute qui te ronge
Un incendie, une croix – et un suspect
L’incident s’est produit tôt dimanche 8 juin, vers 5h du matin. Deux alertes successives : un incendie dans une synagogue du quartier Sanhédria, et une croix noire peinte sur une porte voisine. Il n’y a pas eu de blessés, mais les dégâts sont réels. Le lieu visé ? La synagogue où prie l’ancien grand rabbin Yitzhak Yosef
Mercredi après-midi, la police et le Shin Bet annoncent l’arrestation d’un suspect âgé d’une vingtaine d’années. Il est actuellement interrogé, mais le reste de l’affaire est couvert par une ordonnance de silence judiciaire


