Dans un climat de tension croissante, la police israélienne mène des opérations coordonnées contre les armes illégales et les appels à la violence en ligne. Selon les forces de sécurité, la menace ne se limite plus aux balles : les mots eux-mêmes deviennent des armes. Et dans cette guerre hybride, Jérusalem reste la cible ultime
Une famille armée dans un camp près de Jéricho
Dans le camp d'Aqabat Jaber, des policiers et des unités de la police des frontières ont perquisitionné le domicile d’un père et de son fils. Une arme de type M-16, des chargeurs et des munitions ont été saisis. Selon les enquêteurs, l’arme pouvait facilement être transférée vers d'autres zones – y compris la capitale
(À Jérusalem-Est, une voiture suspecte stoppe tout)
Réseaux sociaux : l’autre champ de bataille
Le même jour, une jeune femme a été arrêtée près de Naplouse après avoir publié des contenus jugés incendiaires sur ses réseaux sociaux, y compris des appels directs à la violence contre des civils israéliens. Plus tard dans la nuit, une autre femme de Beit Duqqu a été appréhendée pour des publications similaires
Quand les sermons deviennent des preuves
Trois autres suspects ont été arrêtés dans une opération parallèle. L’un d’eux, présenté comme imam, avait en sa possession des textes religieux considérés comme incitatifs. Pour les autorités, la parole religieuse détournée devient un outil de radicalisation
Jérusalem, objectif central de l’incitation
Les arrestations se poursuivent dans d'autres localités comme Kalkas et Beit Awwa. Selon la police, ces actions s'inscrivent dans une stratégie préventive visant à neutraliser toute escalade qui pourrait viser Jérusalem – centre spirituel et enjeu stratégique dans l’imaginaire de nombreux instigateurs de haine.
La police du district de Judée affirme que les opérations vont se poursuivre, en lien avec d'autres agences sécuritaires, pour lutter simultanément contre les menaces physiques et virtuelles


