Elle avait tout l’air d’une résidente ordinaire : tenue soignée, hébreu fluide, carte d’identité bleue à la main. Pourtant, derrière ce masque bien huilé se cachait une toute autre vérité : une jeune femme originaire de Bethléem, utilisant l’identité d’une autre pour franchir les contrôles et circuler librement à Jérusalem
Arrêtée cette semaine dans le quartier d’A-Tur, elle soulève une question bien plus large : combien de cartes d’identité falsifiées circulent aujourd’hui dans la ville
Une vague d’usurpation, d’infiltration – et de vies doubles
Ces derniers jours, la police du district de Jérusalem a arrêté douze Palestiniens en situation irrégulière – plusieurs d’entre eux étaient déjà intégrés dans des quartiers de la capitale. Certains se faisaient passer pour ouvriers, d’autres circulaient en voiture ou logeaient sur des chantiers. Dans un cas, une femme a été dénoncée pour avoir utilisé à plusieurs reprises une carte d’identité israélienne qui ne lui appartenait pas. Elle a été arrêtée chez elle par les forces de l’ordre
(L’été revient à Jérusalem – fête et liberté retrouvée)
Dans d’autres cas, des suspects ont été retrouvés en possession de biens volés, de stupéfiants, et même impliqués dans des cambriolages. Le phénomène va bien au-delà d’une simple question administrative : c’est toute la notion de sécurité qui vacille
Une ville, des identités interchangeables
À Jérusalem, les frontières ne sont plus seulement physiques. Une carte bleue peut masquer une réalité bien plus trouble. Lorsque quelqu’un peut se fondre dans la foule sous une fausse identité, se déplacer entre les quartiers, les écoles, les marchés – la confiance se fragilise
Et la question s’impose : ceux que nous croisons chaque jour… qui sont-ils vraiment
Une réponse policière forte – et un chantier fermé
La police confirme que ses opérations vont se poursuivre. Des actes d’accusation ont déjà été déposés contre plusieurs personnes arrêtées. Par ailleurs, un chantier à Jérusalem-Est, où huit sans-papiers travaillaient illégalement, a été fermé pour 30 jours sur décision du commandant du district


