À Jérusalem-Est, une célébration de mariage a dégénéré cette semaine en chaos routier. Deux cortèges, composés de voitures et de motos, ont provoqué des perturbations majeures sur la route 9 et à proximité du checkpoint de Hizma, avant d’être stoppés par les forces de police
Dans le cas principal, un cortège parti du quartier d’Issawiya a bloqué la circulation, roulé dangereusement, et généré de fortes nuisances sonores. Deux enfants en bas âge ont été repérés à bord de véhicules — sans ceinture de sécurité
Grâce à une opération coordonnée impliquant la police de Jérusalem, les unités motorisées et les forces de la police des frontières, 28 véhicules et 12 motos ont été contrôlés
Quatre conducteurs ont été interpellés — dont l’un conduisait un véhicule non conforme à son permis, et un autre recherché pour enquête
Au total : 26 amendes de 1 000 NIS ont été distribuées, 14 voitures et 12 motos ont été retirées de la route pour défauts techniques graves, et 7 véhicules ont été remorqués pour vérifications administratives
De la fête au désordre : la montée des cortèges identitaires
Dans certains quartiers de Jérusalem-Est, les cortèges de mariage se transforment en démonstrations d’identité – bruyantes, visibles, symboliques – mais souvent aux dépens de la sécurité publique
Les spécialistes de la sociologie urbaine parlent d’« acte symbolique bruyant » – un geste de fierté ou de joie qui, dans un espace contesté, franchit la frontière entre culture et perturbation
(Choc à Jérusalem : « Shoah à Gaza » au centre-ville)
À Jérusalem, les routes ne sont pas neutres : elles incarnent tensions, mémoire, autorité. Route 9, Issawiya, le checkpoint de Hizma – autant de lieux où la joie devient parfois sujet à polémique
Et quand la fête dépasse les limites, c’est la route entière qui en paie le prix


