Dans l’une des zones les plus sensibles de la ville, près de la porte de Damas à Jérusalem-Est, un incident inhabituel a rapidement pris une tournure grave : un conducteur s’est arrêté près d’un trottoir et a lancé une tasse de café brûlant sur des passants — apparemment par haine raciale. La scène a été captée par des caméras de vidéosurveillance
La police, alertée par un signalement, est intervenue rapidement. Grâce au centre de commandement du district, des agents de la station Shalem et des unités spéciales ont localisé le suspect – un homme dans la trentaine, résident de Jérusalem-Est
Il a été arrêté dans la rue Sultan Suleiman et placé en garde à vue. Il doit comparaître aujourd’hui devant le tribunal pour une demande de prolongation de détention. La police a souligné la gravité des faits, rappelant sa politique de "tolérance zéro face à toute forme de violence ou d’intimidation
Quand un geste anodin déclenche une tension collective à Jérusalem
À Jérusalem, ville de symboles et de récits enchevêtrés, chaque geste — même minime — peut devenir un déclencheur
Les chercheurs en sociologie urbaine parlent de « micro-événement à résonance macro » : une action localisée qui, dans un espace contesté, produit une onde de choc bien au-delà de son cadre immédiat
(Choc à Jérusalem : « Shoah à Gaza » au centre-ville)
Aux abords de la porte de Damas et des accès à l’Esplanade des Mosquées, chaque interaction peut être perçue comme une provocation ou une tentative de domination. La charge émotionnelle de ces lieux ne laisse aucune place à l’ambiguïté
Dans une ville où l’espace public est aussi narratif que géographique, une tasse de café jetée par haine devient bien plus qu’un simple liquide : elle devient un symbole


