Les principales rues de Jérusalem, notamment la rue Agripas, la zone piétonne Ben Yehuda, la rue Jaffa, la rue King George et la zone industrielle de Talpiot, apparaissent inhabituellement calmes certains jours. La fréquentation baisse, les clients se font rares, et de nombreux commerçants tentent de survivre d’une sirène à l’autre – une réalité qui reflète la situation des entreprises à Jérusalem en temps de guerre.
La guerre avec l’Iran a profondément modifié le quotidien de la ville : sirènes fréquentes, chute de débris d’interception dans différents quartiers et sentiment constant d’incertitude affectent directement l’activité économique. Pour les commerçants, cela se traduit par une baisse des revenus, des annulations de commandes et une instabilité persistante.
Au-delà de l’impact économique, beaucoup font face à une forte pression psychologique. Certains ont été mobilisés pour la réserve, d’autres tentent de faire vivre leur famille tout en maintenant leur activité, et certains évoquent ouvertement anxiété, épuisement et recours à des médicaments pour continuer à fonctionner.
Les rues de Jérusalem, habituellement animées et pleines de vie, fonctionnent désormais à un rythme différent – dicté par la situation sécuritaire et la guerre en cours avec l’Iran.
Quelles mesures d’aide pour les entreprises à Jérusalem et sous quelles conditions ?
Dans ce contexte, la municipalité de Jérusalem a annoncé une série de mesures destinées à permettre aux entreprises de continuer à fonctionner.
Dans le cadre de ces mesures, le département de promotion des entreprises autorisera l’extension de l’exposition de marchandises dans l’espace public ainsi que l’installation d’équipements supplémentaires à proximité des commerces, sous réserve des règles d’accessibilité, de sécurité et d’esthétique – jusqu’au 31 mai 2026.
Par ailleurs, un délai supplémentaire est accordé pour le démontage des installations hivernales jusqu’au 30 juin 2026.
L’une des principales mesures est l’exonération totale des frais liés aux installations pour l’année 2026. Il sera également possible de transférer la propriété d’une entreprise disposant d’une licence valide via une simple déclaration, sans limite de temps, sauf en cas de décès.
Concernant l’affichage, une réduction de 10 % des frais sera accordée jusqu’au 30 avril 2026, tandis que la première enseigne conforme est gratuite.
Le maire de Jérusalem, Moshe Lion, souligne : « Les commerçants sont un moteur essentiel de la croissance de la ville. En cette période complexe, nous nous engageons à leur faciliter la tâche et à leur permettre de maintenir une activité stable. »
Le directeur du département de promotion des entreprises, Kfir Neiman, indique : « Ces mesures ont été élaborées à partir des besoins exprimés sur le terrain. Notre objectif est d’offrir plus de flexibilité tout en maintenant l’ordre et la sécurité. »
L’adjoint au maire, Ariel Baziz, explique : « Notre politique est claire – réduire la bureaucratie, soutenir le marché et renforcer l’économie locale, surtout en période de guerre et de mobilisation. »


