Comment Sacher Park à Jérusalem devient-il un abri en quelques secondes ?

Les sirènes de l’opération « Rugissement du Lion » poussent des dizaines de personnes à se réfugier dans un tunnel à Sacher Park, face au danger des débris d’interception

s derniers jours, sur fond de tirs de missiles depuis l’Iran dans le cadre de l’opération « Rugissement du Lion » et de sirènes répétées à Jérusalem et ailleurs en Israël, le tunnel de Sacher Park se remplit à plusieurs reprises de résidents et de passants à la recherche d’un abri immédiat face au risque de débris d’interception.

Des dizaines de personnes s’entassent dans le tunnel pendant l’alerte – familles, jeunes et passants. Certains restent debout, serrés les uns contre les autres, d’autres s’assoient le long des murs, consultent leur téléphone ou échangent des regards silencieux en attendant la fin de la sirène. En quelques instants, Sacher Park – habituellement associé aux pique-niques, barbecues, activités sportives et moments de détente – se transforme en abri improvisé. Il s’agit du plus grand parc public du centre de Jérusalem, couvrant environ 163 dunams (environ 40 acres), aménagé dans les années 1960 près de Nahlaot et du quartier gouvernemental.

Pourquoi le tunnel de Sacher Park devient-il un abri lors des sirènes ?

Ce choix n’est pas anodin. Dans un espace ouvert comme Sacher Park, où il n’y a pas de pièces protégées, une structure souterraine offre une protection relative contre les éclats et les débris d’interception – un danger présent même lorsque les interceptions réussissent. Au-delà de l’aspect sécuritaire, une dimension sociale et psychologique apparaît : les gens ne font pas que se protéger, ils se rassemblent, échangent des regards et créent un sentiment temporaire de sécurité. En quelques minutes, le tunnel devient non seulement un passage, mais aussi un refuge urbain partagé.