Incendie dans un appartement à Jérusalem – Hamsters secourus

Lors d’un incendie d’appartement à Jérusalem, des hamsters ont reçu de l’oxygène, tous les résidents étant indemnes

Un incendie survenu dans un appartement à Jérusalem s’est terminé sans blessés parmi les habitants, mais a donné lieu à une intervention médicale inhabituelle sur place. En plus de l’évacuation sécurisée de tous les résidents de l’immeuble, les équipes de secours ont prodigué des soins initiaux et administré de l’oxygène à des hamsters extraits de l’appartement après avoir inhalé de la fumée. Les pompiers ont maîtrisé l’incendie et confirmé que personne ne restait piégé dans le bâtiment.

L’incendie s’est déclaré dans un appartement de la rue Louis Lipsky, dans le quartier de Ramot à Jérusalem. Lors des opérations de recherche à l’intérieur de l’appartement et de l’immeuble, les hamsters ont été retrouvés dans un environnement saturé de fumée et évacués immédiatement. Sur instruction des pompiers, les équipes médicales ont administré de l’oxygène à titre préventif, en raison du risque élevé que représente l’inhalation de fumée pour les petits animaux.

Pourquoi les hamsters sont-ils particulièrement vulnérables à l’inhalation de fumée ?

Les hamsters font partie des petits mammifères particulièrement exposés aux effets de la fumée lors d’un incendie, en raison de leur physiologie respiratoire. Leur très faible volume pulmonaire, combiné à une fréquence respiratoire élevée, entraîne une absorption rapide des gaz toxiques présents dans la fumée, notamment le monoxyde de carbone, les composés cyanurés et les particules fines. Les études vétérinaires indiquent que les petits mammifères peuvent atteindre des niveaux toxiques dans le sang beaucoup plus rapidement que les humains, même après une exposition de courte durée.

Par ailleurs, les hamsters présentent un métabolisme élevé et une forte demande basale en oxygène. Lorsque la concentration d’oxygène diminue dans un environnement enfumé, l’organisme peine à compenser ce déficit, ce qui accroît rapidement le risque d’insuffisance respiratoire ou de lésions systémiques. C’est pourquoi les protocoles vétérinaires d’urgence recommandent l’administration immédiate d’oxygène aux petits animaux secourus dans des espaces clos touchés par un incendie, même en l’absence de symptômes apparents au moment du sauvetage.