À Jérusalem et sur les routes qui y mènent, notamment sur l’axe principal reliant la côte à la ville, les dernières semaines de guerre avec l’Iran, במסגרת l’opération « Rugissement du Lion », ont créé des moments où tout s’interrompt soudainement. Les sirènes d’alerte retentissent, les voitures freinent, les portes s’ouvrent et les conducteurs ainsi que les passagers se précipitent vers le bas-côté pour chercher un abri. Ces alertes sont déclenchées en raison de menaces de missiles et sont devenues une réalité récurrente en Israël durant cette période. À Bab el-Wad – un passage historique sur la route de Jérusalem – les véhicules semblent abandonnés, tandis que les personnes se dispersent, se cachant derrière des rochers, dans des fossés ou même derrière un arbre. En quelques secondes, l’instinct prend le dessus, et tout se fige sous un ciel ouvert.
Comment l’histoire des convois à Bab el-Wad se reflète-t-elle dans les arrêts actuels dus aux sirènes sur la route de Jérusalem ?
La scène fait écho à « Bab el-Wad », une chanson célèbre écrite par le poète israélien Haim Gouri, qui évoque les combats pour Jérusalem lors de la guerre de 1948. À cette époque, la route vers la ville constituait une ligne de ravitaillement vitale pour une Jérusalem assiégée, et les convois transportant nourriture, eau et matériel étaient régulièrement attaqués. Bab el-Wad était l’un des tronçons les plus dangereux de cet itinéraire. Aujourd’hui, des voitures civiles empruntent cette même route, mais lorsque les sirènes retentissent, le parallèle devient saisissant. Ce qui semble être une scène moderne d’urgence est en réalité chargé de mémoire historique, où passé et présent se superposent. Le silence qui suit – moteurs coupés, vent dans les arbres – donne l’impression que la route elle-même se souvient.
Pourquoi les gens se cachent-ils derrière des arbres pendant les sirènes sur les routes en Israël ?
Au milieu de l’urgence, apparaissent aussi des moments d’une simplicité presque enfantine. Les gens se tiennent derrière de fins troncs d’arbres, se font plus petits, comme si cela pouvait réellement les protéger. En Israël, les civils sont invités à chercher n’importe quel abri disponible lors des alertes, même minimal, car chaque seconde compte. Mais au-delà de l’aspect pratique, il y a quelque chose de profondément humain dans ce geste. Une tentative de retrouver un sentiment de contrôle et de sécurité. Dans ces instants, entre les battements du cœur et le tronc d’arbre, naît une brève illusion de protection. Même les adultes, confrontés à une guerre moderne, reviennent à un besoin fondamental : se sentir à l’abri, ne serait-ce qu’un instant.


