Pourquoi des sportifs étrangers restent à Jérusalem, mais des sportives iraniennes craignent de rentrer?

Le défenseur du Beitar Jérusalem Luka Gadrani et la star du Hapoel Jérusalem Kadin « Dino » Carrington jouent à Jérusalem malgré les sirènes, mais des sportives iraniennes craignent de rentrer chez elles
Le défenseur du Beitar Jérusalem Luka Gadrani et la star du Hapoel Jérusalem Kadin Dino Carrington
Luka Gadrani et Kadin « Dino » Carrington, des sportifs étrangers qui ont choisi de rester à Jérusalem malgré la guerre (Photo: Beitar Jerusalem Spokesperson)

Dans la réalité mouvementée de mars 2026, sur fond de l’opération « Rugissement du Lion » et de la guerre avec l’Iran, alors que des sirènes retentissent à Jérusalem après des salves de missiles et la chute de débris d’interception, les stades et les salles de sport ne sont plus seulement des lieux de compétition. Ils sont aussi devenus des espaces où se mesurent le courage, la loyauté et la liberté. Dans cette grande histoire du Moyen-Orient, Jérusalem se retrouve une nouvelle fois au centre.

Alors que de nombreuses villes dans le monde se figent de peur en temps de guerre, quelque chose de différent se produit à Jérusalem. Au stade Teddy et à la Pais Arena, des athlètes, Israéliens et étrangers, continuent d’entrer sur la pelouse ou sur le parquet, de s’entraîner et de maintenir une forme de routine.

Comment le défenseur du Beitar Jérusalem Luka Gadrani est-il devenu le symbole des joueurs étrangers qui restent en Israël pendant la guerre?

L’une des histoires marquantes de cette période est celle de Luka Gadrani, défenseur géorgien du Beitar Jérusalem.

Dans un monde où beaucoup auraient fait leurs valises pour partir, Gadrani et d’autres joueurs étrangers ont pris une décision différente, rester. Dans des interviews aux médias étrangers, il a expliqué que la vie en Israël est complexe, mais aussi unique. Selon lui, la société israélienne sait faire face à la pression et l’équipe est devenue pour lui une véritable famille.

Pour les supporters de Jérusalem, cela a une signification particulière. Des joueurs venus pour une carrière professionnelle ont découvert dans cette ville quelque chose de plus. Ils ne jouent pas seulement pour un contrat, mais aussi pour l’emblème sur le maillot et pour les supporters qui remplissent le stade Teddy.

Pourquoi la star du Hapoel Jérusalem Kadin « Dino » Carrington a-t-elle aussi choisi de rester dans la ville?

Mais l’histoire de Jérusalem ne s’arrête pas au football. À la Pais Arena, la star du basket du Hapoel Jérusalem Kadin « Dino » Carrington continue de mener son équipe.

Sa décision de rester en Israël pendant cette période sécuritaire tendue a aussi une dimension personnelle. Carrington se trouve dans le pays avec sa compagne, qui est enceinte et attend un enfant prochainement.

Pour beaucoup d’athlètes, cela aurait été une raison naturelle de partir et de chercher un endroit plus sûr jusqu’à ce que la situation se calme. Carrington a fait un autre choix. Il est resté à Jérusalem, continuant de diriger son équipe sur le parquet tout en se préparant à vivre ici l’un des moments les plus importants de sa vie.

Que s’est-il passé pour les joueuses de l’équipe nationale féminine d’Iran après leur protestation silencieuse pendant l’hymne?

Dans une autre partie du monde du sport, une réalité totalement différente se dessine.

Lors d’un tournoi en Australie, plusieurs joueuses de l’équipe nationale féminine d’Iran ont choisi de rester silencieuses pendant l’hymne national, un geste de protestation contre le régime. Des informations ont ensuite fait état de menaces, de pressions sur leurs familles et d’une véritable peur de rentrer chez elles.

Certaines joueuses envisageraient même de demander l’asile politique afin de rester libres.

Que révèle le contraste entre Jérusalem et l’Iran sur la liberté dans le sport?

Le contraste entre ces histoires est frappant. À Jérusalem, la menace vient de l’extérieur et l’État protège ses citoyens. Pour les sportives iraniennes, la menace vient de l’intérieur, du régime lui-même.

Alors que les joueurs du Beitar et du Hapoel choisissent de rester dans la ville malgré les sirènes et les missiles, des sportives iraniennes craignent de retourner dans leur pays.

Au final, le sport n’est pas seulement une affaire de buts et de victoires. C’est aussi une histoire de liberté, de communauté et de l’endroit où une personne se sent chez elle.

Ces jours-ci, pour plusieurs sportifs étrangers, cet endroit s’appelle Jérusalem.