Sur la pelouse devant la Knesset à Jérusalem, une protestation inhabituelle est visible. Des dizaines de bottes de travail d’éleveurs laitiers sont dispersées sur l’herbe sur la place située près du parlement israélien. Certaines bottes sont suspendues à des poteaux à côté de drapeaux et de pancartes, d’autres sont posées sur le sol autour de la sculpture au centre de la place.
Mais il n’y a presque personne.
L’installation a été mise en place par des éleveurs laitiers pour protester contre la possibilité d’importer du lait depuis la Turquie. Depuis le début de l’opération «Rugissement du Lion» et les alertes de missiles entendues à Jérusalem, la place est restée la plupart du temps vide. La protestation est restée sur place – mais les manifestants presque pas.
À quoi ressemble une protestation sans manifestants?
Les bottes racontent l’histoire. Elles sont posées sur l’herbe, suspendues à des poteaux ou placées à côté de pancartes de protestation. Chaque paire représente un éleveur ou un travailleur du secteur laitier israélien.
Au lieu d’une manifestation classique avec foule et discours, le message passe par ce symbole simple. Les passants voient d’abord les bottes, puis comprennent la raison de la protestation.
Pourquoi les éleveurs protestent-ils contre l’importation de lait de Turquie?
Au cœur de la protestation se trouve l’opposition à une politique permettant d’élargir les importations de lait et de produits laitiers, notamment depuis la Turquie. Les éleveurs laitiers israéliens craignent que des importations moins chères nuisent à la production locale et menacent l’existence de nombreuses fermes.
Selon eux, en période de guerre et d’instabilité régionale, il est particulièrement important de préserver une production alimentaire locale.


