La dernière boulette de falafel au marché Mahane Yehuda, à Jérusalem: le falafel “Eli Levi & Sons” a fermé ses portes ces derniers jours, mettant un terme à toute une histoire locale.
Il s’agissait du tout premier stand de falafel du marché Mahane Yehuda, ouvert en 1953 par le défunt Zion Levi, patriarche de la famille, immigré d’Iran et membre d’une communauté juive qui a su préserver ses traditions même en période d’instabilité économique.
Par la suite, son fils Eli Levi puis son petit-fils Meir ont rejoint l’affaire. Trois générations, une seule recette et un comptoir devenu, au fil des années, un point de repère bien connu à Jérusalem.
Le marché Mahane Yehuda est-il encore un lieu de nourriture quotidienne à Jérusalem?
Au cours de la dernière décennie, le marché Mahane Yehuda a connu – et connaît toujours – une transformation profonde: d’un espace d’achats quotidiens à un pôle de loisirs et de tourisme. Pourtant, de nombreux commerces historiques du marché n’ont pas survécu à ce bouleversement. À mesure que touristes et amateurs de loisirs fréquentent de plus en plus le marché Mahane Yehuda, à Jérusalem, la demande pour les produits alimentaires de base s’affaiblit. Davantage de cafés et de restaurants, moins d’étals de légumes ou, dans ce cas précis, moins de demande pour un petit comptoir de falafel.
La fermeture du falafel historique d’Eli Levi n’est pas un cas isolé et semble illustrer une nouvelle réalité urbaine qui entraîne encore davantage de changements. S’ils sont positifs ou négatifs, les philosophes en jugeront.


