Bien sûr, cela a été dit par moi sans aucun lien réel avec Guy Badash, mais malgré tout, excuses et pardon, pardon et excuses. Je profite de l’espace qui m’est accordé ici pour présenter mes excuses à la communauté LGBTQ, aux supporters de l’équipe modérée de Jérusalem, Hapoel Jérusalem, ainsi qu’à toute personne qui s’est sentie offensée par mes propos inappropriés et blessants, même s’ils ont été prononcés sous le coup de l’émotion, au stade de Netanya, lors du match de Hapoel Jérusalem vendredi dernier. Ces propos visaient l’un des joueurs et, bien entendu, je lui adresse également mes excuses personnelles.
Je n’ai aucune intention de me cacher derrière des interprétations du soi-disant argot du football. Ces propos n’auraient pas dû être tenus et, pour cela, je présente mes excuses les plus sincères.
Une excuse personnelle annule-t-elle la critique professionnelle?
Cela dit, ces excuses ne diminuent en rien ma critique professionnelle. Tout d’abord, il y a l’épisode du geste physique brutal contre le capitaine de l’équipe sur le terrain. Il est difficile de comprendre pourquoi le staff professionnel de Hapoel Jérusalem n’est pas intervenu immédiatement. Un tel comportement est inacceptable dans n’importe quelle équipe, et a fortiori dans un club comme Hapoel Jérusalem.
Par ailleurs, rien ne justifie qu’un joueur ayant marqué uniquement sur penalty se précipite vers les tribunes pour confronter un supporter, au lieu de reprendre le jeu et de tenter de gagner le match.
J’ai également reçu des critiques de la part d’amis concernant mes propos envers les joueurs. Selon eux, un supporter doit soutenir son équipe en toutes circonstances. Mon point de vue est différent. Je ne blâme pas un joueur pour une performance faible s’il montre un engagement total. En revanche, un joueur qui, à mon sens, affiche un manque d’implication et un comportement inapproprié sur le terrain mérite la critique, pas un soutien aveugle.
L’investissement émotionnel et l’engagement exigés d’un supporter de football sont considérables. Il est donc légitime d’exiger une conduite professionnelle de la part des joueurs, pour qui le football est une profession et une source de revenus. Ceux qui ne répondent pas à ces standards s’exposent logiquement à la critique.
Je retiens néanmoins deux aspects positifs de cet épisode. D’abord, il semble avoir également ébranlé le joueur concerné, et l’on peut espérer qu’il retrouve le niveau qu’il affichait avant son passage à Hapoel Be’er Sheva, afin d’aider de nouveau Hapoel Jérusalem. Ensuite, durant toutes ses années à Hapoel Jérusalem, je ne l’ai jamais vu courir aussi vite que lorsqu’il s’est dirigé vers les tribunes lors du dernier match. Maintenant que cette capacité est avérée, on peut espérer qu’il utilise cette vitesse pour poursuivre les défenseurs adverses plutôt que les supporters.
Hapoel Jérusalem se trompe-t-il lors du mercato actuel?
En ce qui concerne le mercato, la situation n’est guère encourageante. L’éventuelle arrivée de l’attaquant monténégrin Marko Rakonja, après une saison peu convaincante à l’OFI Crète, n’inspire pas confiance. Un autre attaquant devrait rejoindre l’effectif, après quoi Hapoel Jérusalem devrait clôturer ce mercato.
Le club a également décidé de se séparer de Goni Naor, en raison de l’émergence de John Otoo et de ses exigences salariales élevées. Par ailleurs, Ibeh Ransom pourrait rejoindre un club de la ligue nationale afin de libérer du budget et du temps de jeu.
À mon sens, cette approche minimaliste constitue une erreur supplémentaire dans la série de choix discutables qui accompagnent Hapoel Jérusalem depuis le début de la saison.
Concernant le match de coupe, il n’y a pas grand-chose à ajouter, si ce n’est le regret que, une fois encore, la décision semble avoir été prise à l’avance de renoncer à cette compétition.


