Depuis des semaines, le centre de Jérusalem ressemble à un immense chantier. La rue King George, l’une des principales artères de la ville, est devenue un parcours d’obstacles fait de poussière, de trous, de bulldozers et de barrières métalliques. Ceux qui tentent de traverser à pied y parviennent à peine. En bus, à vélo ou en voiture ? Oubliez. Près du mythique Pinati, les travaux se poursuivent sans relâche. L’ancienne place Hamashbir observe désormais des nuages de poussière et de cendres, et l’accès à la rue piétonne Ben Yehuda se fait à travers la terre, les nids-de-poule et le bruit constant des foreuses. La montée vers la rue Strauss, l’une des sorties de King George, est également fermée par intermittence. Les cafés ouvrent leurs portes dans la poussière, les boutiques luttent pour rester accessibles, et les piétons apprennent à contourner sans cesse les obstacles. Même le défilé de l’Adloyada pour Pourim 2026 a été déplacé, tant il était impossible de faire circuler la foule dans ce chaos. Ce qui était autrefois le cœur battant de la ville ressemble aujourd’hui à une zone de travaux permanente, sans date de fin claire.
Jusqu’à Quand les Travaux d’Infrastructure à King George et dans le Centre de Jérusalem Vont-ils Durer ?
Chaque personne qui marche dans le centre-ville le ressent à chaque pas. Aller à Ben Yehuda n’est plus aussi simple qu’avant. Traverser près de Hamashbir est devenu difficile. Impossible de “passer rapidement” par Jaffa Road ou le marché sans rester bloqué. Chaque sortie de King George signifie un détour supplémentaire, une barrière de plus, un problème en plus.
Les commerçants comptent les mauvais jours. Les livreurs cherchent des itinéraires alternatifs. Les automobilistes évitent la zone. Et les habitants ? Ils apprennent à supporter. Au lieu de protester ou d’exiger des réponses, ils continuent.
C’est ça, Jérusalem : les gens encaissent tout. La poussière, le bruit, les travaux sans fin. Et avec cela, ils encaissent aussi le sentiment d’être constamment pris pour des pigeons.


