Il existe des voix qui traversent les générations. Elles résonnent dans nos souvenirs d’enfance, nos matinées familiales et les chansons qui ont construit l’âme d’un peuple. Celle de Yehoram Gaon est l’une d’elles. Aujourd’hui, Jérusalem lui rend hommage avec une exposition immersive, installée dans l’enceinte du musée de la Tour de David
Un parcours intime au cœur d’un héritage collectif
Ouverte le 11 juillet, l’exposition dévoile plus de 70 ans de carrière : de ses débuts dans la troupe de l’armée israélienne à ses rôles mythiques dans Kazablan et Opération Yonatan, en passant par ses collaborations avec les plus grands auteurs et compositeurs du pays. Le tout raconté à travers des archives rares, des enregistrements inédits, des objets personnels et des vidéos spécialement produites
Le public pourra découvrir des manuscrits de Naomi Shemer, des esquisses originales d’Aryeh Navon, des vinyles de collection et même la célèbre collection de chapeaux de scène de Gaon. L’exposition explore aussi son lien profond avec Jérusalem, ville où il est né et qui imprègne toute son œuvre
Une expérience participative pour toutes les générations
L’un des moments forts est sans doute « Le studio transparent – On ne cessera jamais de chanter » : une cabine interactive où les visiteurs peuvent interpréter un titre de Yehoram Gaon, enregistrer leur propre version et repartir avec un clip personnalisé. Un audioguide, narré par Gaon lui-même, accompagne les visiteurs tout au long du parcours
Six courts-métrages réalisés par Kobi Farag viennent enrichir l’exposition, offrant une relecture contemporaine de son héritage. Lors du vernissage, Moshe Shapira – père d’Anar Shapira z’’l – a offert à Gaon une illustration originale sur fond des remparts de Jérusalem et de la Tour de David. Une carte postale du dessin est disponible sur place
(Le fruit d’Eden pousse à nouveau à Jérusalem)
Témoignages des organisateurs
Le maire de Jérusalem, Moshé Lion, a déclaré : « Yehoram Gaon est la bande-son de l’identité israélienne. Ses ballades ladino, ses chants sur Jérusalem, sa voix unique – ils ont marqué ma vie et celle de toute une génération
Tal Kubo, commissaire de l’exposition, ajoute : « Gaon est à la fois une figure historique et un miroir de notre culture. Son œuvre résonne aujourd’hui comme jamais
Pour conclure, Eilat Lieber, directrice et conservatrice en chef du musée :« La voix de Gaon est profondément liée à Jérusalem. Cette exposition la réveille – pour les anciens comme pour les jeunes


