Le bureau de vote a été fermé, et les personnes présentes ont été convoquées pour interrogatoire le lendemain au siège de la police du district de Jérusalem, situé dans le complexe russe. Le motif officiel : selon les Accords d’Oslo de 1993, les Palestiniens ne sont pas autorisés à mener des activités gouvernementales à Jérusalem
La descente à Beit Hanina
Selon des sources palestiniennes, les forces israéliennes ont encerclé le bâtiment pendant les élections, puis y sont entrées, ont confisqué les cartes d’identité de tous les présents et enregistré leurs coordonnées. Quinze avocats et responsables ont été convoqués dans la salle n°4 du siège de la police, utilisée pour les interrogatoires sécuritaires
(Journaliste lié au Hezbollah arrêté près de Jérusalem)
Le comité central électoral du barreau palestinien a ensuite annoncé la fermeture du centre de vote de Jérusalem, situé dans le complexe des syndicats professionnels à Beit Hanina. Il a précisé que « des circonstances particulières, indépendantes de la volonté du comité, ont empêché la poursuite du processus électoral et imposé sa fermeture
Le comité a appelé les avocats qui n’ont pas pu voter à Jérusalem à se rendre à Ramallah ou dans d’autres centres approuvés en Cisjordanie pour exercer leur droit de vote
Israël : aucune activité gouvernementale palestinienne autorisée à Jérusalem
Les avocats palestiniens Midhat Deebeh et Hamzeh Qateenah, représentant les personnes interrogées, ont déclaré que les interrogatoires étaient « totalement injustifiés » et visaient à « restreindre l’activité syndicale et professionnelle palestinienne à Jérusalem
Le barreau palestinien (PBA) est une institution légale représentant les avocats palestiniens en Cisjordanie et à Gaza. Il a été fondé en 1997, après les Accords d’Oslo et la création de l’Autorité palestinienne, et s’appuie sur les structures juridiques héritées de la période jordanienne (Cisjordanie) et égyptienne (Gaza) avant 1967
(Kfar Shaul à Jérusalem : quand un patient devient danger)
L’association fonctionne selon une loi propre, avec un conseil élu, un président, un vice-président et diverses commissions spécialisées (éthique, formation, droits humains)
Israël considère cette structure — comme d’autres syndicats palestiniens — comme une forme d’activité gouvernementale interdite à Jérusalem. Conformément aux Accords d’Oslo, aucune entité palestinienne ne peut exercer une telle activité dans la ville. Ces accords, signés entre Israël et l’OLP entre 1993 et 1995, visaient à réguler les relations bilatérales dans le cadre du processus de paix


