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Jérusalem-Est regarde Gaza : la rue Al-Wad sous tension

Une image récente montre comment le conflit à Gaza ravive la tension dans la rue Al-Wad, entre la porte de Damas et l’Esplanade des Mosquées
Al-Wad Street in Jerusalem’s Old City, closed and empty, reflecting rising tension linked to the Gaza conflict
Magasins fermés et allée vide – tension silencieuse dans la rue Al-Wad, l’un des axes les plus sensibles de Jérusalem (photo : Jérusalem en ligne – Bari Shahar)

Entre cinq et sept heures du matin, un silence inhabituel enveloppe la rue Al-Wad. De la porte de Damas jusqu’aux mosquées, alors que la ville dort encore, un homme musulman marche seul. Ses pas résonnent sur des pierres chargées de foi et de sang — et posent une question simple mais profonde : à quoi ressemble la routine dans un lieu qui ne connaît jamais la paix

Une partie de la vieille ville sommeille encore. Les magasins sont fermés, les marchés vides. Seules les pierres froides de Jérusalem brillent sous la lumière jaune des lampadaires. Près de la porte de Damas, l’homme poursuit son chemin — probablement vers la prière à Al-Aqsa ou au Dôme du Rocher

 

Mais cette ruelle, malgré sa beauté historique, porte les marques du conflit. Il suffit d’un instant pour ressentir ce fil invisible dans l’air. Une peur discrète. Des souvenirs d’attentats. Et cette question : qu’est-ce qui pousse un homme à marcher ici, encore et encore

L’une des rues les plus sensibles de Jérusalem

Ces jours-ci sont marqués par une tension croissante : frappes israéliennes en Iran, guerre prolongée à Gaza, et craintes d’escalade à Jérusalem-Est. La rue Al-Wad, témoin de violences et de drames au cours de la dernière décennie, revient dans l’actualité — non pas à cause d’un événement précis, mais à cause d’une routine qui semble redevenir dangereuse

Rue sacrée et route à risques : des processions chrétiennes, des pèlerins, des touristes — mais aussi des attaques au couteau, des arrestations, des affrontements
Pour un regard extérieur, un homme seul marchant dans l’obscurité peut paraître courageux, naïf — ou menaçant. Pour les habitants, c’est simplement la vie quotidienne
Certains ont peur de traverser même en plein jour

(La foi au sommet : Jérusalem rassemblée pour Or HaHaïm)

Ce lieu ne laisse pas le choix : on avance, ou on reste figé dans sa peur
À Jérusalem, la lumière et l’ombre, le sacré et la peur coexistent à chaque mètre
Et parfois, c’est l’absence d’agitation qui révèle la vérité la plus profonde
Pas de couteau visible, pas de police en vue — mais la ville reste en alerte
Pas par paranoïa, mais par mémoire
Et pendant ce temps, un homme marche pour prier. Un simple pas, dans un lieu où chaque pas compte