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Jérusalem et les enfants : l’après-école en débat

L'inscription est ouverte, mais certains parents dénoncent une instabilité du personnel et des repas peu adaptés
A kindergarten classroom in Jerusalem during afternoon hours
Une salle de maternelle à Jérusalem en fin de journée, dans le cadre du système éducatif municipal (Photo: Jerusalem Online – Yuli Kraus)

À Jérusalem, l'inscription aux programmes périscolaires municipaux pour l’année scolaire 2025–2026 a débuté. Pour certaines familles, ces cadres sont une solution bienvenue : subventionnés, organisés, pratiques. Pour d’autres, au contraire, des doutes persistent. Entre rotation du personnel, plaintes sur la qualité des repas et besoin de stabilité émotionnelle, la décision est loin d’être simple

Ce que propose la municipalité

Le programme périscolaire municipal de Jérusalem s’adresse aux enfants de 3 à 6 ans (maternelles) ainsi qu’aux élèves de CP et CE1. Il est mis en œuvre par la municipalité en coopération avec le ministère de l’Éducation, et fonctionnera du 1er septembre 2025 au 30 juin 2026

Les activités proposées incluent des jeux éducatifs, un accompagnement émotionnel et un déjeuner chaud, le tout encadré par du personnel qualifié

Les inscriptions sont ouvertes via le portail en ligne de la municipalité :
https://www.jerusalem.muni.il/zaharonim

Parfois, ce n’est plus de l’éducation – juste une surveillance

Si certains parents sont satisfaits du service, d'autres partagent leur frustration
Yonit, mère de trois enfants à Guilo, témoigne 
"L’an dernier, j’ai inscrit mon fils à un programme périscolaire municipal. Il rentrait épuisé, parfois en pleurs. Au début, je pensais que c’était lié à son âge, mais d’autres mères m’ont raconté la même chose. Le vrai problème, c’est que les encadrants changent sans arrêt. Mon fils commençait à s’habituer à quelqu’un – et puis hop, une nouvelle personne. Ça casse la confiance

(La foi au sommet : Jérusalem rassemblée pour Or HaHaïm)

La question des repas revient aussi souvent
Michal, de Kiryat Yovel, explique 
"Les enfants disent que parfois c’est froid, parfois simplement pas bon. Bien sûr, ce sont des enfants, ils sont difficiles, mais quand un enfant rentre chez lui tous les jours sans avoir mangé, il y a un problème. Le programme devrait trouver des solutions, proposer autre chose. Et quand ce n’est pas le cas, on comprend que certains parents préfèrent les récupérer à la maison

D’autres familles choisissent une alternative
Shlomit, mère célibataire à Har Homa 
"Mes enfants ne vont pas en accueil périscolaire. Ce n’est pas une question d’argent – c’est une question de confiance. J’ai engagé une étudiante qui vient trois fois par semaine. C’est plus cher, mais au moins je sais qui est avec eux. Je ne juge personne, mais moi, je ne peux pas prendre ce risque

(Le fruit d’Eden pousse à nouveau à Jérusalem)

Une réalité mondiale : l’après-école est décisif

Selon l’OCDE et plusieurs universités, les heures qui suivent la fin des cours jouent un rôle fondamental dans le développement des enfants. Les cadres stables et éducatifs contribuent à renforcer les compétences sociales, à réduire l’anxiété et à améliorer les résultats scolaires

Dans une ville comme Jérusalem – complexe, multiculturelle, inégalitaire – ces programmes prennent encore plus de sens. Quand ils fonctionnent, ils offrent aux enfants des repères essentiels. Quand ils échouent, ce sont les familles qui en paient le prix