Cela se passe dans l’un des itinéraires les plus fréquentés de la vieille ville de Jérusalem. Un petit train touristique jaune tourne dans une ruelle, alors qu’en face, un groupe de femmes juives ultra-orthodoxes traverse la rue. Aucun contact visuel, aucun ralentissement. Deux mondes, deux rythmes, un seul espace partagé
La photo, prise cette semaine en fin d’après-midi, ne cherche pas à impressionner. Mais elle dit beaucoup. Une ville de contrastes : tourisme et tradition, mouvement et retenue, couleurs vives et vêtements sombres. En une seule image, tout coexiste – sans jamais vraiment se croiser
Une ville, deux tempos
Le petit train touristique est aujourd’hui un élément bien établi du paysage de la vieille ville. Il transporte des visiteurs, des groupes scolaires, des touristes du week-end. L’itinéraire traverse la porte de Jaffa, la place de Sion et le quartier juif. Sa couleur vive attire immédiatement l’attention
Mais ces mêmes rues sont aussi le quotidien de nombreux habitants, en grande partie issus de la communauté orthodoxe. Ils marchent vers la synagogue, rendent visite à la famille ou accomplissent leurs tâches quotidiennes. Deux réalités parallèles, deux façons de vivre la ville – sans forcément se rencontrer
Cette photo n’est pas exceptionnelle. Elle reflète simplement un moment de plus dans une ville où le quotidien est souvent plus parlant que les événements


