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Le fruit d’Eden pousse à nouveau à Jérusalem

Ananas israélien, doux et symbolique : un message de paix et de renaissance au cœur du marché de Jérusalem
Israeli pineapples at Jerusalem’s Mahane Yehuda market – tropical sweetness meets the spirit of Eden
Des ananas cultivés localement au marché Mahane Yehuda à Jérusalem – une douceur estivale au goût de paradis (Photo : Jérusalem en ligne – Bari Shahar)

Dans un coin vibrant de Jérusalem, un fruit se dresse fièrement comme une couronne. L’ananas – longtemps symbole de luxe tropical – fait son retour dans les étals du marché Mahane Yehuda. Mais ici, ce n’est pas seulement un fruit : c’est un récit, un héritage, et une promesse

Un marché au goût d’été et d’espoir

En ce mois de juillet, la rue Agrippas est en effervescence. Le tramway en pause, des navettes et des foules remplissent les ruelles. Le marché, cœur battant de la ville, accueille habitants, touristes et fidèles du lieu

Entre les pastèques, figues et melons, l’ananas attire les regards. Sa forme, sa couleur dorée, son parfum – mais surtout, son histoire

(Le cirque d'été fleurit au cœur de Jérusalem)

De Christophe Colomb aux serres israéliennes

Découvert en Amérique du Sud, rapporté en Europe par Christophe Colomb, l’ananas fut pendant longtemps réservé aux banquets royaux. Aujourd’hui, il est cultivé en Israël – en Galilée, dans le Néguev, et jusqu’à l’Arava – dans des serres protégées du soleil et du froid

En 1720, les Anglais le baptisent pineapple, à cause de sa ressemblance avec une pomme de pin. Mais au-delà du nom, il incarne abondance, hospitalité et émerveillement

Le fruit le plus photogénique de Jérusalem

« C’est le fruit des grandes vacances », s’enthousiasme Ehud, vendeur au sourire large
« Une pomme, une datte, une poire – aucun n’égale le goût de l’ananas », réplique son voisin Avramiko

Autrefois inaccessible, l’ananas est désormais cultivé localement. Il est riche en vitamines, aide à réguler la tension et symbolise la vitalité – mais il est aussi, tout simplement, magnifique

(Rue Jaffa : les cafés de Jérusalem se réveillent)

Jérusalem, jardin d’Eden moderne

« Regarde ce fruit », dit Moshé Lévy, commerçant de longue date. « C’est digne du jardin d’Eden. Mais ce n’était pas suffisant pour Adam et Ève – alors ils ont goûté à l’arbre de la connaissance

Aujourd’hui encore, l’humanité cherche plus que la douceur : elle aspire à comprendre, à grandir, à vivre en paix. L’ananas de Jérusalem, avec ses piquants extérieurs et son cœur doré, nous rappelle que toute douceur exige effort et introspection

Dans un monde troublé, ce fruit devient un symbole discret : celui d’une terre qui peut guérir, d’une ville qui continue d’offrir des promesses – et d’un été où le goût du paradis renaît