Alors qu’Israël affronte une guerre d’ampleur contre l’Iran, une image résume à elle seule l’atmosphère : l’esplanade du Mur des Lamentations à Jérusalem, d’ordinaire animée, est presque vide
Sous la menace constante des missiles, le cœur spirituel du judaïsme se replie sous terre
La Fondation du patrimoine du Mur poursuit son travail — mais dans des conditions de sécurité inédites
Des prières dans les tunnels uniquement
Conformément aux directives de l’armée israélienne, toutes les prières collectives sont désormais organisées dans les tunnels du Mur — zones protégées creusées dans la roche
L’accès y est strictement limité, et la place extérieure, habituellement symbole d’unité nationale, apparaît déserte
Seuls quelques individus apparaissent — certains photographient, d’autres viennent juste se recueillir un instant
Toute entrée se fait sur contrôle, avec des règles sanitaires et sécuritaires strictes
Une cérémonie nationale — sans public
L’événement de prière national, souvent organisé avec des milliers de personnes, se déroule cette fois à huis clos
Quelques rabbins et responsables communautaires sont présents, et la cérémonie est diffusée en direct pour permettre à tous de s’unir à distance
Les prières se concentrent sur les soldats israéliens, les blessés et les otages
Le message de la Fondation est limpide : même sans rassemblement, la prière ne s’interrompt pas
Une esplanade ouverte — mais figée
Le site n’est pas fermé, mais son ambiance a radicalement changé
Plus de foule, plus de bruit, plus de mouvements — juste des silhouettes dispersées, un silence tendu, et une présence quasi symbolique
Mais le vide n’est pas un abandon
Ce Mur n’est pas déserté — il est attentif, concentré, résilient
Les pierres restent. Et la foi aussi


