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L’été à Jérusalem – et la peur des parents

Un enfant de 8 ans meurt à Romema : la tragédie d’un été sans école à Jérusalem
Child’s bicycle at fatal crash site in Romema, Jerusalem – symbol of summer risk for children
Vélo d’enfant renversé sur le lieu de l’accident mortel à Romema, Jérusalem – l’été commence dans la douleur (Photo : Porte-parole de l’équipe de secours)

Dans la rue Petah Tikva à Jérusalem, près du carrefour principal du quartier de Romema, un garçon de 8 ans a perdu la vie dans un accident de la route tragique. Il faisait du vélo lorsqu’il a été percuté par une voiture – en pleine fin d’après-midi apparemment ordinaire. Le vélo retourné resté sur les lieux est vite devenu l’image du cauchemar absolu de tout parent à Jérusalem pendant les vacances d’été

L’été des parents : une angoisse quotidienne

Alors que les écoles ferment pour deux mois, des milliers d’enfants arpentent trottoirs, rues et parkings. Certains à pied, d’autres à vélo, en trottinette ou simplement par curiosité

(Si le spitz nain de Jérusalem n’était jamais revenu)

Pour les parents, c’est une période de stress permanent : comment garder un rythme normal quand il n’y a plus de cadre pour les enfants

« Même quand mon fils a 12 ans, je suis inquiet », confie un père du quartier Shmuel HaNavi. « Ce n’est pas l’enfant qui fait peur – c’est la route. Et on ne peut pas les enfermer à la maison toute la journée. C’est ça, le vrai piège

Les conducteurs aussi ont peur

Les parents ne sont pas les seuls à vivre dans la crainte. De nombreux conducteurs disent redouter certains quartiers de Jérusalem en juillet-août

Des rues étroites, une forte présence d’enfants dehors, et parfois un manque de signalisation claire – tout cela crée des angles morts dangereux, où chaque virage peut devenir un drame

« On ne sait jamais d’où un enfant peut surgir – d’un jardin, d’une épicerie, du trottoir », a écrit récemment un livreur. « Pendant les vacances, c’est comme si les règles n’existaient plus

(L’été revient à Jérusalem – fête et liberté retrouvée)

Étude : un risque trois fois plus élevé en été

Un rapport de l’Autorité nationale pour la sécurité routière en Israël révèle que le nombre d’enfants blessés dans des accidents de la route augmente fortement pendant juillet et août, comparé aux mois scolaires

Les raisons : moins de surveillance adulte, plus de liberté de mouvement pour les enfants, et un trafic plus dense en journée

Chez les enfants de 6 à 14 ans, les blessures les plus fréquentes se produisent à vélo – comme dans le drame de Romema.
Et les lieux sont toujours les mêmes : près de la maison, à côté de l’épicerie, d’un arrêt de bus ou d’un passage piéton – des endroits familiers pour l’enfant, mais trompeusement dangereux

La solution n’est pas technologique – elle est humaine

Il n’y a pas de remède miracle
On peut installer des panneaux, lancer des campagnes de sensibilisation – mais l’été est déjà là, et les enfants sont déjà dans la rue

La seule chose à faire : s’arrêter
Ralentir
Se rappeler que si la rue semble calme – ce n’est peut-être qu’une illusion
Car même si nous ne voyons pas d’enfant, lui peut nous voir – et c’est à nous de penser à sa place