Deux réalités sous une même guerre
Alors que les examens du baccalauréat israélien sont reportés de semaine en semaine à cause de la guerre avec l’Iran, les écoles palestiniennes de Jérusalem-Est maintiennent le calendrier prévu. Aucun changement, aucune interruption
Les autorités israéliennes n’ont pas encore fixé de nouvelle date pour les examens. Certains évoquent un report en septembre, d'autres proposent de remplacer les notes par des évaluations scolaires internes. En attendant, des milliers de lycéens israéliens sont chez eux, sans horizon clair
À Jérusalem-Est, les examens ont bien lieu
Selon le ministère palestinien de l’Éducation, 3 600 élèves passent les épreuves du Tawjihi à Jérusalem-Est cette semaine. Les examens ont lieu dans 32 centres répartis dans les quartiers arabes de la ville
(Un piano attend à Jérusalem : Alon Ohel toujours captif)
Même lundi matin, lors des alertes aux missiles qui ont visé Jérusalem, les examens ont commencé à l’heure. Un seul centre a signalé un retard, causé selon les Palestiniens par un blocage de la police israélienne
Cisjordanie, Gaza, et l’étranger : un même effort
Dans toute la Cisjordanie, plus de 46 000 élèves participent aux mêmes examens, encadrés par 16 000 surveillants dans 512 centres. À Gaza, les examens sont annulés pour la deuxième année consécutive
Mais environ 2 000 élèves originaires de Gaza, ayant quitté le territoire plus tôt cette année, passent leurs examens dans 37 pays, à l’intérieur des ambassades et consulats palestiniens
Une ville, deux systèmes scolaires
Alors que les autorités israéliennes interdisent les rassemblements religieux à Al-Aqsa ou à l’église du Saint-Sépulcre, elles autorisent les examens du Tawjihi à Jérusalem-Est
La ville est partagée, la guerre est commune – mais les règles, elles, ne sont pas les mêmes
(À Jérusalem en guerre, seules les colombes prient à Al-Aqsa)


