Le projet d’organiser plusieurs concerts du chanteur israélien Eyal Golan au stade Teddy de Jérusalem suscite un vif débat au sein de la municipalité. Bien qu’aucune décision officielle n’ait été prise, l’idée même de faire venir l’artiste dans le lieu le plus emblématique de la ville a provoqué une levée de boucliers
Jérusalem doit être un phare moral
Yossi Havilio, adjoint au maire et responsable du dossier du sport, s’est publiquement opposé à cette initiative. Dans une déclaration en ligne, il affirme que cette décision dépasse le cadre logistique pour toucher aux fondements mêmes des valeurs de la ville
Jérusalem doit être un phare moral. La ville doit envoyer un message clair en faveur de la dignité et de la sécurité des femmes
Les clubs de football de la ville méritent d’ouvrir leur saison dans leur stade, entourés de leur public – pas d’être déplacés pour un concert
Sommes-nous prêts à sacrifier la morale et l’esprit sportif au nom de l’argent ?
(Il a menacé de tuer au marathon cycliste de Jérusalem)
Bien qu’il n’ait pas mentionné de cas précis, ses propos font référence à des controverses passées concernant l’artiste, dont l’image publique reste divisive. Havilio a indiqué avoir saisi en urgence le maire Moshe Lion ainsi que le directeur de la société Ariel, Uri Menachem, afin de bloquer toute possibilité d’accueil de ces concerts
Pressions en coulisses, mais aucune décision
Selon plusieurs sources, des personnalités politiques, médiatiques et sportives font pression pour que les concerts aient lieu comme prévu. Les clubs du Beitar et de Hapoël Jérusalem envisageraient même de décaler certains matchs afin de libérer des créneaux – mais rien n’est encore acté
La société de production d’Eyal Golan a publié un communiqué :
Nous travaillons activement à reprogrammer la tournée ‘Gold 2025’, annulée en raison de la guerre. Nous informerons le public dès qu’une décision sera prise. En attendant, nous souhaitons paix, sécurité et retour rapide de tous les otages
À Jérusalem, la musique n’est jamais seulement un divertissement — elle devient une prise de position
Quand le chanteur devient sujet et le stade symbole, la scène ne peut plus être neutre


