Dans une ville qui lutte pour préserver son ordre et sa sécurité, Beit Hanina refait surface dans l’actualité – cette fois avec une combinaison troublante : gilet pare-balles, munitions, bombes artisanales, et des milliers d’œufs non contrôlés destinés à la consommation humaine. Cette découverte, réalisée hier par la police des frontières et les enquêteurs du commissariat de Shafat, révèle les dangers invisibles dans certains quartiers de Jérusalem-Est
Une cargaison pourrie : menace sanitaire déguisée
Outre les armes et équipements de combat, les forces ont trouvé un conteneur contenant environ 5 000 œufs – sans contrôle sanitaire ni documentation. Jugés "impropres à la consommation humaine", ces œufs auraient pu se retrouver sur les marchés ou dans les restaurants de Jérusalem. Le ministère de l’Agriculture a ordonné leur destruction immédiate
Le suspect, un habitant d'une vingtaine d’années, a été arrêté et interrogé. Il comparaîtra aujourd’hui devant le tribunal de première instance de Jérusalem pour prolongation de sa détention. Le camion lui appartenant fait l’objet d’une procédure administrative
Mais au-delà de l’aspect pénal, cette affaire met en lumière une réalité inquiétante : à Jérusalem, les frontières entre criminalité, négligence sanitaire et vie quotidienne peuvent s’effacer – parfois dans l’indifférence générale
(À Jérusalem, une fontaine croule sous les déchets)
Qu’il s’agisse de contrebande, de stockage d’armes en vue d’une attaque ou simplement d’un quotidien dévoyé, le constat est là : armes et nourriture peuvent coexister dans le même espace – et personne ne remarque rien. Cette fois, heureusement, le chien policier a flairé la vérité
L’opération a permis de découvrir des pistolets Glock, des chargeurs, un gilet pare-balles, un casque et des gants tactiques cachés sous un camion et dans une bouche d’égout. Sept bombes artisanales et une réplique de fusil M16 Airsoft ont également été saisies


