Mi-avril 2026 à Jérusalem, quelque chose a changé dans l’air. Après des semaines de tensions sécuritaires et de sirènes, les rues de la ville se sont remplies vendredi matin de dizaines de milliers de coureurs. La 15e édition du marathon de Jérusalem n’était pas seulement une course – c’était un moment de retour à la vie et au mouvement collectif.
Organisé le 17 avril sous le slogan « Le peuple d’Israël court », le marathon a incarné un sentiment de reprise, d’unité et de communauté. Le parcours a traversé certains des sites les plus emblématiques de Jérusalem – la Knesset, les remparts de la Vieille Ville, la piscine du Sultan, Mishkenot Sha’ananim, le mont Sion, la colonie allemande, Rehavia, la promenade d’Armon Hanatziv et le parc Sacher.
Quelles courses et quelle participation ont marqué le marathon de Jérusalem 2026 ?
L’événement comprenait cinq courses : semi-marathon, 10 km, 5 km, course familiale (1,7 km) et course sociale spéciale (800 mètres). Des dizaines de milliers de participants – des athlètes professionnels aux familles – ont pris part à l’événement, ainsi que des milliers de soldats israéliens en service régulier, de réserve et de carrière.
Malgré la chaleur et les défis sécuritaires, la présence des soldats s’est particulièrement distinguée, illustrant la détermination, l’unité et la capacité d’avancer même dans des conditions difficiles.
Le maire de Jérusalem, Moshe Lion, a déclaré : « Le marathon de Jérusalem est bien plus qu’un événement sportif. Il représente la détermination, la force et l’unité. En cette période difficile, la participation de milliers de coureurs dans les rues de Jérusalem envoie un message d’espoir, de résilience et de choix de la vie ».
Le directeur général du Toto, Meir Bardugo, a indiqué : « L’organisation du marathon cette année a été particulièrement complexe. Merci à la municipalité de Jérusalem et aux centaines de membres du personnel pour leur flexibilité et leur endurance. Malgré les difficultés, les participants ont vécu une expérience sportive exceptionnelle ».
Comment la police du district de Jérusalem s’est-elle préparée et que s’est-il passé ensuite ?
La police du district de Jérusalem a déployé d’importantes forces dès les premières heures du matin. Des policiers et des unités de la police des frontières ont été positionnés le long des parcours, avec le soutien de moyens de surveillance aériens et terrestres. L’événement a été géré depuis un centre de commandement installé au parc Sacher, en coopération avec les services d’urgence et les autorités municipales.
La police du district de Jérusalem a déclaré : « Dès les premières heures du matin, des forces de police et de la police des frontières ont été déployées le long des parcours afin d’assurer la sécurité de milliers de participants, tout en régulant la circulation et en maintenant l’ordre ».
À la fin de l’événement, toutes les routes principales de Jérusalem ont été rouvertes à la circulation, à l’exception de la zone autour du parc Sacher (rues Ruppin et Ben Zvi), où les opérations de démontage des infrastructures se poursuivaient.
Pendant quelques heures, Jérusalem n’a pas seulement accueilli un marathon – elle a retrouvé son rythme.


