Une vaste et intense opération de recherches a été menée ces derniers jours après la disparition mystérieuse de Fatma al-Rajabi (« Oum Raji »), une habitante du quartier d’Issawiya, à Jérusalem-Est, âgée d’environ 61 ans. Al-Rajabi, figure connue, appréciée et très respectée à Jérusalem-Est, travaillait depuis des années à l’hôpital Al-Makassed, sur le mont des Oliviers, où elle était chargée de laver et de préparer les corps avant leur inhumation.
D’importantes forces de la police du district de Jérusalem et de la police des frontières ont concentré leurs recherches dans des zones ouvertes et sur différents sites de la région de Jérusalem, afin de tenter de comprendre ce qui lui était réellement arrivé.
La disparition soudaine d’Al-Rajabi a également entraîné récemment une importante mobilisation populaire au sein de la communauté palestinienne de Jérusalem-Est et des environs. Des centaines de volontaires palestiniens, aux côtés de membres de sa famille, d’activistes communautaires et d’une équipe de secours, ont mis en place un centre de coordination indépendant pour les recherches et se sont réparti les différents secteurs. Des recherches ont ainsi été menées dans des quartiers, le long de grands axes routiers, à des points de passage et dans des zones boisées. Les volontaires ont également utilisé des drones privés et des véhicules tout-terrain pour inspecter des terrains difficiles d’accès.
Parallèlement, les volontaires sont passés au fil du temps de maison en maison et de commerce en commerce le long des axes reliant Jérusalem-Est aux zones de Judée-Samarie, notamment autour d’Anata, d’Al-Eizariya et du mont des Oliviers, afin de recueillir de manière indépendante des images provenant de caméras de surveillance privées.
En parallèle des recherches sur le terrain, les hypothèses concernant son sort semblent avoir pris une autre tournure. Au départ, l’hypothèse d’un problème médical ou d’une détresse personnelle avait été évoquée, mais au cours de la semaine, l’inquiétude autour d’un autre scénario s’est renforcée.
Dans le même temps, les membres de la famille ont exprimé des critiques à l’égard des autorités, affirmant qu’elles avaient tardé à agir et fait preuve d’indifférence au cours des deux premiers jours suivant le signalement de la disparition, tout en dénonçant une discrimination présumée dans le traitement des demandes émanant des habitants de Jérusalem-Est. La famille a également demandé que le Service de sécurité intérieure israélien, le Shin Bet, soit associé à l’affaire.
De son côté, la police a indiqué que toutes les ressources disponibles ainsi que les moyens les plus avancés avaient été mobilisés pour tenter de la retrouver. Le commandant du district de Jérusalem, le général de division Avshalom Peled, a tenu mercredi une évaluation spéciale de la situation. La police du district de Jérusalem a déclaré : « Dès la réception du signalement faisant état d’une inquiétude pour la vie de la disparue, différentes opérations ont été menées afin de la localiser et de faire toute la lumière sur les circonstances de l’incident. »


