Vidéos insoutenables : un réseau de combats de chiens découvert dans l’arrière-cour de Jérusalem

Vidéo : quatre suspects ont été arrêtés sur trois sites dans la région de Samarie, au nord de Jérusalem, tandis que des chiens blessés, soupçonnés d’avoir été utilisés dans des combats cruels, ont été secourus
Chiens secourus sur des sites de combats cruels dans la région de Samarie, au nord de Jérusalem
Chiens blessés secourus lors d’une opération visant des suspects accusés d’avoir organisé des combats de chiens au nord de Jérusalem (Photo: Israel Police Spokesperson)

Dans la région de Samarie, au nord de Jérusalem, loin des rues soignées et de l’image touristique de la capitale, une réalité particulièrement sombre a été mise au jour. Des policiers, des combattants de la police des frontières, des soldats de Tsahal et des inspecteurs vétérinaires ont mené avant l’aube des raids sur trois sites et arrêté quatre suspects pour organisation de combats de chiens et mauvais traitements graves envers des animaux.

Les suspects sont un citoyen israélien de 20 ans, originaire de Jaljulia et vivant la plupart du temps en Judée-Samarie, ainsi que trois Palestiniens âgés de 27 à 29 ans, originaires de Jaba, Burqin et Sebastia. Les sites visés par l’enquête se trouvent au nord de Jérusalem, dans l’arrière-cour géographique de la capitale, là où la distance avec ses lieux touristiques paraît bien plus courte que le gouffre moral révélé par les images.

Comment les combats de chiens au nord de Jérusalem ont-ils été découverts ?

L’enquête a débuté après la réception d’informations par la police et la surveillance de publications sur les réseaux sociaux, qui ont fait naître de sérieux soupçons de maltraitance animale. Les enquêteurs de l’unité de lutte contre la criminalité de la région de Samarie ont alors ouvert une enquête secrète, au cours de laquelle des éléments de preuve ont été recueillis et des vidéos difficiles de combats de chiens ont été découvertes.

Les images montrent un univers dans lequel la souffrance d’un animal devient un divertissement et sa peur un spectacle. Derrière les caméras et les publications en ligne se cachait, selon les soupçons, une activité organisée, méthodique et d’une grande cruauté.

Qu’ont découvert les forces lors des raids contre les combats de chiens en Samarie ?

L’enquête est passée à sa phase ouverte lorsque des policiers et des membres de l’unité spéciale de la région de Samarie, accompagnés de combattants de la police des frontières, de soldats de Tsahal et d’inspecteurs des services vétérinaires du ministère de l’Agriculture, ont mené simultanément des raids sur trois sites.

Des chiens blessés et portant des traces de coups ont été retrouvés pendant l’opération. Ils ont été examinés sur place, saisis puis transférés en quarantaine afin de recevoir des soins médicaux. Du matériel soupçonné d’avoir servi à organiser les combats a également été confisqué, ainsi que des médicaments et d’autres objets liés aux faits.

Les quatre suspects ont été conduits pour interrogatoire, soupçonnés d’avoir organisé et dirigé des combats de chiens, maltraité des animaux et enfreint la loi sur la protection animale. Ils doivent être présentés devant un tribunal dans le cadre d’une demande de prolongation de leur détention.

La police israélienne a déclaré : « La police israélienne considère avec la plus grande gravité les infractions impliquant des atteintes et des mauvais traitements envers les animaux, et continuera d’agir avec détermination contre toute personne impliquée dans de tels cas, en procédant à son arrestation et à son interrogatoire conformément à la loi, afin de protéger les animaux et de traduire les responsables en justice. »

Les chiens ont été sauvés vivants. Mais ces images difficiles laissent derrière elles une question encore plus inquiétante : combien d’autres animaux sont déjà passés par des arènes similaires dans l’arrière-cour de Jérusalem, sans que les autorités n’arrivent à temps ?