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Un beau samedi au café « Hasimta » à Jérusalem : les ultra-orthodoxes battus et rentrés chez eux

Vidéo : la manifestation des ultra-orthodoxes contre l’ouverture du café « Hasimta » à Jérusalem le samedi s’est achevée, tandis que des centaines de soutiens ont rempli la rue et imposé une démonstration de force libérale particulièrement visible
Foule devant le café « Hasimta » à Jérusalem lors d’un rassemblement de soutien à son ouverture le samedi
Des soutiens remplissent la rue devant le café « Hasimta » à Jérusalem après la manifestation des ultra-orthodoxes contre son ouverture le samedi (Photo: Jerusalem Online News)

Il y a des samedis où Jérusalem ressemble à une ville qui a depuis longtemps capitulé face à ses guerres religieuses. Ce samedi a offert une image très différente. Dans l’après-midi, la manifestation des ultra-orthodoxes contre l’ouverture du café « Hasimta » le samedi a pris fin, mais ceux qui s’attendaient à voir des propriétaires intimidés et des clients reculer sous la pression ont découvert presque exactement l’inverse : une foule de soutiens est arrivée sur place, s’est massée devant le café, a formé une longue file d’attente et a transformé la rue en démonstration publique de la présence libérale dans la ville.

Les images tournées sur place montrent de très nombreuses personnes occupant la rue étroite près du café, certaines attendant d’entrer, d’autres restant simplement dans le secteur pour afficher leur soutien. Parmi elles figuraient des Israéliens laïcs, des religieux libéraux, des membres du courant sioniste religieux ainsi que des soutiens venus de la région de Tel-Aviv et du centre du pays. Leur message était difficile à manquer : ceux qui cherchent à faire pression sur un commerce de Jérusalem parce qu’il ouvre le samedi doivent aussi compter avec un autre public, une autre voix et une autre présence dans la rue.

L’événement a également attiré une forte couverture médiatique. Des journalistes, photographes et représentants de plusieurs médias se sont rendus sur place pour couvrir l’affrontement autour de l’ouverture du café le samedi. Des créateurs de contenu sont également venus documenter la scène pour les réseaux sociaux. Parmi eux figurait Assaf Gotthelf, venu couvrir l’événement à sa manière.

Que s’est-il passé lors de la manifestation ultra-orthodoxe devant le café « Hasimta » à Jérusalem ?

La manifestation ultra-orthodoxe contre l’activité du café le samedi a été dispersée dans l’après-midi, puis les manifestants ont quitté les lieux. Dans le même temps, les soutiens ont continué d’arriver en nombre. L’image qui s’est imposée sur le terrain était difficile à interpréter autrement : une tentative destinée à intimider le commerce a finalement renforcé sa visibilité et transformé le café en point de rassemblement pour ceux qui voulaient afficher leur soutien.

Ce fut aussi une réponse nette à la tentative de décider, par la pression de la rue, à quoi doit ressembler le samedi à Jérusalem. Au lieu de portes fermées, il y avait une file d’attente. Au lieu du silence, une foule. Et au lieu d’un recul du public libéral, des gens sont venus expressément montrer qu’ils n’avaient aucune intention de disparaître de l’espace public de la ville.

En très peu de temps, un petit café est ainsi devenu le théâtre d’un débat beaucoup plus large sur le caractère de Jérusalem, l’ouverture des commerces le samedi et la question de savoir qui peut dicter aux autres leur manière de vivre dans la ville. L’événement a aussi réuni des groupes qui ne se trouvent pas toujours du même côté : laïcs et religieux, habitants de Jérusalem et soutiens venus du centre du pays.

La protestation contre l’ouverture des commerces le samedi à Jérusalem a-t-elle atteint son objectif ?

Si l’objectif était d’éloigner le public du café « Hasimta », ce samedi a produit exactement l’effet inverse. Les photos et les vidéos prises sur place montrent un café entouré de monde et une rue remplie de soutiens.

Dans ce bras de fer, au moins cette fois-ci, ceux qui avaient voulu exercer la pression se sont retirés tandis que le public visé est resté sur place. Pendant quelques heures, Jérusalem a rappelé que sa population libérale possède elle aussi une voix et une présence, et que lorsqu’elle décide de sortir dans la rue, il devient très difficile de l’ignorer.