Fin d’une irrégularité de construction qui a traîné pendant 25 ans : la maison de Jérusalem-Est rayée du paysage

Vidéo : après un quart de siècle de procédures, d’amendes et d’affrontements, la démolition du bâtiment illégal du quartier d’At-Tur à Jérusalem-Est, où vivaient 28 personnes, a été achevée
Démolition d’un bâtiment illégal dans le quartier d’At-Tur à Jérusalem-Est après une bataille judiciaire de plus de 25 ans
Des bulldozers achèvent la démolition du bâtiment illégal dans le quartier d’At-Tur à Jérusalem-Est, après des affrontements avec des membres de la famille

Une opération menée par la municipalité de Jérusalem, accompagnée de forces de sécurité, a permis mardi de conclure avec succès une procédure d’application de la loi qui aura duré un quart de siècle : dans le quartier d’At-Tur, à Jérusalem-Est, la démolition complète d’un bâtiment illégal de deux étages comprenant trois logements a été achevée.

Le bâtiment, qui s’étendait sur une vaste superficie d’environ 350 mètres carrés par étage, avait été construit en 2000 sans les permis de construire requis par la loi. Il se trouvait au cœur d’une bataille judiciaire longue et acharnée menée pendant plus de 25 ans par les services municipaux chargés du contrôle de la construction.

Au fil des années durant lesquelles la construction illégale est restée debout, toutes les procédures judiciaires relatives à l’affaire ont été épuisées. Les autorités ont imposé aux propriétaires du bien, les frères Sami et Nabil Abu Jumaa, des sanctions administratives et des amendes répétées pour de graves infractions aux règles de construction. Leur montant cumulé a atteint environ un demi-million de shekels.

Malgré les prolongations accordées à plusieurs reprises au fil des années, la situation n’a pas été régularisée et le bâtiment n’a pas été évacué, jusqu’à ce qu’un ordre judiciaire définitif de démolition soit finalement émis. Afin d’éviter de payer les coûts élevés liés à l’arrivée des bulldozers municipaux et des forces de sécurité, les deux frères ont choisi de procéder eux-mêmes à la démolition du bâtiment au cours du mois de juin. Vingt-huit personnes y vivaient.

Cependant, cette démolition autonome n’a été que partielle et n’a pas entièrement respecté les exigences de la loi. Des infrastructures, la structure porteuse et des fondations en béton sont restées sur place, en violation des ordres délivrés. Mardi matin, des inspecteurs du service municipal de contrôle de la construction sont donc arrivés sur les lieux, accompagnés de forces de police chargées de la sécurité et d’engins de chantier, afin d’achever la démolition.

Une confrontation physique a éclaté lors de l’entrée des bulldozers et des forces de sécurité dans l’enceinte. Des membres de la famille se sont rassemblés sur place et ont tenté de bloquer physiquement le passage des inspecteurs afin d’empêcher l’exécution de l’ordre judiciaire. Les forces ont dû repousser les personnes impliquées dans les troubles. Selon des médias locaux de Jérusalem-Est, plusieurs femmes et un homme âgé de la famille ont subi des contusions au cours des affrontements. Un jeune homme présent sur place a été grièvement blessé à l’œil et transporté à l’hôpital pour y recevoir des soins.

À la fin de la journée, les forces de sécurité avaient repris le contrôle total des lieux, les bulldozers de la municipalité de Jérusalem avaient achevé leur travail et l’infraction à la loi qui durait depuis un quart de siècle avait pris fin.