À Jérusalem, conduire est presque impossible, mais le stationnement devient plus cher

Après une longue période de travaux, de chantiers d’infrastructure et d’embouteillages à Jérusalem, la municipalité augmente les tarifs de stationnement pour les visiteurs
Travaux d’infrastructure et excavations sur la rue King George, au centre de Jérusalem, avec bulldozers et forte poussière
Travaux d’infrastructure sur la rue King George, au centre de Jérusalem (Photo: Jerusalem Online News – Yuli Kraus)

Conduire à Jérusalem est devenu depuis longtemps une épreuve éprouvante. Rues éventrées, travaux d’infrastructure presque à chaque coin de rue, projets de tramway, voies de circulation qui changent régulièrement et embouteillages qui obligent les automobilistes à passer beaucoup trop de temps derrière le volant. Et dans cette réalité déjà compliquée arrive une nouvelle mesure qui se fera sentir directement dans le portefeuille : les tarifs des parkings municipaux augmentent.

La municipalité de Jérusalem, par l’intermédiaire de la société municipale Eden, a mis à jour les tarifs de stationnement dans les parkings de la ville. Dans le centre-ville, le tarif pour le grand public passera de 18 à 22 shekels de l’heure, tandis que dans les autres quartiers il augmentera de 12 à 15 shekels. Seule exception : le secteur de Talpiot, où le tarif restera fixé à 12 shekels de l’heure, précisément en raison des importants travaux d’infrastructure et de développement en cours dans la zone.

Combien coûtera désormais le stationnement dans le centre de Jérusalem ?

Pour ceux qui ne bénéficient pas de l’avantage « Yerushalmi » réservé aux habitants de la ville, venir en voiture dans le centre de Jérusalem coûtera plus cher. Une heure dans un parking municipal du centre coûtera 22 shekels, soit quatre shekels de plus qu’auparavant. Dans les autres quartiers, le tarif sera de 15 shekels de l’heure au lieu de 12.

La municipalité explique que cette mesure vise à « réguler et gérer la demande dans les centres urbains », à encourager l’utilisation des transports publics, en particulier du tramway, et à répondre à la hausse des coûts d’exploitation.

Autrement dit, Jérusalem rend déjà la circulation automobile particulièrement difficile, et désormais il faudra aussi payer davantage une fois qu’on aura enfin réussi à trouver un endroit où laisser sa voiture.

Qui ne paiera finalement pas plus cher pour se garer à Jérusalem ?

Les habitants de Jérusalem bénéficiant de l’avantage « Yerushalmi » obtiennent la seule bonne nouvelle de cette nouvelle grille tarifaire : pour eux, le prix restera inchangé à 11 shekels de l’heure dans tous les parkings municipaux. La facturation continuera d’être calculée selon le nombre réel de minutes de stationnement.

La municipalité souligne que le maintien de ce tarif préférentiel fait partie de la politique du maire et de l’administration municipale visant à « placer l’habitant au centre ». Dans les faits, l’écart devient encore plus net : un résident de Jérusalem bénéficiant de l’avantage paiera 11 shekels, tandis qu’un visiteur stationnant dans le centre-ville paiera exactement le double par heure.

Pourquoi le tarif de stationnement reste-t-il inchangé à Talpiot ?

Dans le secteur de Talpiot, le prix restera de 12 shekels de l’heure. La municipalité explique qu’il s’agit de maintenir une « solution de stationnement complémentaire » pour les habitants, les visiteurs et les commerçants du quartier, compte tenu des vastes travaux d’infrastructure et de développement qui y sont menés.

Les nouveaux tarifs sont entrés en vigueur le mardi 11 août. Et c’est peut-être toute l’histoire du Jérusalem actuel pour les automobilistes : la ville traverse une transformation majeure de ses infrastructures, mais en attendant que l’avenir promis sorte de derrière la poussière et les barrières de chantier, les conducteurs doivent encore composer avec la Jérusalem d’aujourd’hui – encombrée, éventrée, bloquée dans les embouteillages et, pour les visiteurs, plus chère encore lorsqu’il s’agit de se garer.