Ce qui avait commencé vendredi comme une recherche d’un jeune homme soupçonné de désertion s’est transformé en l’une des saisies d’armes les plus inhabituelles découvertes récemment dans une maison d’habitation à Jérusalem. Selon la police, des dizaines de grenades, des blocs d’explosifs, des armes à feu, des munitions et du matériel de combat ont été retrouvés dans plusieurs pièces de la maison, y compris des chambres d’enfants et un espace de jeux. Dimanche, l’affaire a connu un nouveau développement lorsque le principal suspect, un homme d’une vingtaine d’années, a été arrêté après son atterrissage à l’aéroport Ben Gourion, puis transféré pour interrogatoire au commissariat de Moria, dans le district de Jérusalem.
L’opération avait commencé vendredi, lorsque des policiers du commissariat de Moria, dans le district de Jérusalem, accompagnés de la police militaire, sont arrivés dans une maison de la ville afin de localiser le jeune homme soupçonné de désertion. Lors de la perquisition, les policiers ont d’abord découvert une grenade fumigène. Cette découverte a fait naître le soupçon que d’autres moyens de combat pouvaient être cachés dans l’habitation. Des maîtres-chiens de la Police des frontières et des démineurs du district de Jérusalem ont alors été appelés sur place.
Qu’a-t-on trouvé dans la maison à Jérusalem ?
La fouille s’est rapidement élargie et a révélé une cache exceptionnelle : 36 grenades de différents types, dont 18 grenades à fragmentation, des blocs d’explosifs, une arme de type Kalachnikov, un fusil de chasse, des viseurs, une grande quantité de munitions comprenant des bandes de cartouches, du matériel de combat et des éléments soupçonnés d’être destinés à la fabrication et à l’assemblage d’engins explosifs.
Selon la police, une partie de ces moyens était dissimulée dans différentes pièces de la maison, notamment la chambre des parents, les chambres d’enfants et les espaces de jeux. L’hypothèse centrale examinée est qu’il s’agit d’armements, dont du butin de guerre, volés à l’armée ou provenant des zones de combat, et destinés à un usage criminel ou terroriste.
Pourquoi une cache d’armes dans un immeuble résidentiel est-elle si dangereuse ?
Conserver des grenades, des explosifs et des munitions au cœur d’un environnement civil ne représente pas seulement une infraction pénale, mais aussi un danger immédiat pour la sécurité. Il s’agit d’une maison située dans un immeuble d’habitation partagé, où une défaillance, une mauvaise manipulation, une utilisation ou des conditions de stockage inadéquates auraient pu provoquer une catastrophe.
La police a souligné que « les moyens de combat et les engins explosifs découverts par les policiers du district de Jérusalem auraient pu causer d’énormes dégâts à la maison et à l’immeuble dans lequel ils étaient conservés, et auraient pu coûter la vie à de nombreux habitants du secteur ». La police a également indiqué que des armes provenant de zones de combat ou de l’armée sont parfois conservées dans des habitations à des fins criminelles ou terroristes, et qu’il s’agit d’une infraction grave mettant réellement des vies en danger.
Comment le principal suspect a-t-il été arrêté à l’aéroport Ben Gourion ?
Dans un premier temps, le propriétaire de la maison, un homme d’une cinquantaine d’années, a été arrêté, et le tribunal a prolongé sa détention jusqu’au lundi 6.7.26 afin de poursuivre l’enquête. En parallèle, les enquêteurs du commissariat de Moria ont continué, durant le week-end, à rechercher le principal suspect dans le vol présumé et la détention de ces moyens de combat.
Dimanche matin, après son atterrissage à l’aéroport Ben Gourion, le principal suspect, un jeune homme d’une vingtaine d’années, a été arrêté et transféré pour interrogatoire. La police prévoit de le présenter devant le tribunal afin de demander la prolongation de sa détention.
La police du district de Jérusalem a appelé le public à signaler immédiatement au numéro d’urgence 100 toute suspicion de découverte d’armes ou d’explosifs, et a insisté : « La détention d’armes et d’explosifs dans des habitations est une infraction grave qui met réellement des vies en danger. Nous appelons le public à faire preuve de vigilance et à signaler immédiatement à la police, au numéro 100, toute suspicion de découverte de moyens de combat. Ces objets ne doivent en aucun cas être touchés, et leur traitement doit être effectué en toute sécurité uniquement par un démineur de la police ».


