Un seul départ de feu au milieu d’herbes sèches peut suffire à embraser toute une zone boisée aux abords de Jérusalem. Chaque été, la crainte revient de voir des incendies se déclarer dans les forêts et les espaces ouverts autour de la ville, parfois par négligence, parfois à la suite d’un acte volontaire. Lorsque le vent pousse les flammes, des quartiers résidentiels, des routes et des infrastructures peuvent se retrouver en danger en quelques minutes.
Ces derniers jours, ce scénario inquiétant s’est reproduit sur l’axe Martin-Buber, à Jérusalem. Un signalement reçu par le centre d’urgence de la police faisait état d’un incendie dans une zone boisée. Des policiers du commissariat de Shalem, relevant du district de Jérusalem, se sont rendus sur place et ont ouvert une enquête sur les circonstances du départ de feu.
Comment les suspects de l’incendie à Jérusalem ont-ils été arrêtés ?
Dans le cadre de l’enquête, les policiers ont utilisé des moyens technologiques ainsi que les images de surveillance du centre de contrôle « Mabat Jérusalem ». Selon la police, ces images ont permis d’identifier deux suspects qui auraient allumé le feu avant de prendre la fuite.
Les policiers et les forces de la police des frontières ont localisé deux mineurs âgés d’environ 15 ans, habitants d’Issawiya, puis les ont arrêtés pour interrogatoire. Au cours de leur audition, les enquêteurs ont également soupçonné les deux adolescents d’être impliqués dans un autre incendie volontaire survenu la veille dans le secteur d’Issawiya.
Le tribunal a prolongé leur détention jusqu’au 23 juin 2026, tandis que l’enquête sur les deux incidents se poursuit.
Quelles zones de Jérusalem sont les plus exposées aux incendies en été ?
Jérusalem est entourée de forêts, de bois et d’espaces ouverts, dont beaucoup se trouvent à proximité immédiate de maisons et de grands axes routiers. La forêt de Jérusalem, Ein Kerem, Lifta, la vallée des Cèdres, Ramot, le mont Scopus et les zones boisées proches d’Issawiya figurent parmi les secteurs particulièrement vulnérables.
Les localités et forêts situées à l’ouest de la ville, notamment Mevaseret Zion, Motza, le Sataf, Tzova et le mont Eitan, sont elles aussi exposées à une propagation rapide des flammes. Le relief montagneux peut compliquer l’accès des pompiers, tandis que les vents circulant entre les collines peuvent modifier rapidement la direction du feu.
Pourquoi l’été à Jérusalem favorise-t-il la propagation des incendies ?
À la fin du printemps, la végétation verte se transforme en herbes sèches hautement inflammables. Les températures élevées, la faible humidité et les vents forts créent des conditions dans lesquelles un petit foyer peut rapidement devenir incontrôlable. Une bouteille abandonnée, une braise mal éteinte ou un acte volontaire peuvent suffire à déclencher un vaste incendie.
L’arrestation rapide des suspects sur l’axe Martin-Buber a peut-être permis d’éviter d’autres incidents. Mais le soupçon de deux incendies volontaires en l’espace de deux jours constitue un signal d’alerte. À Jérusalem, durant l’été 2026, chaque colonne de fumée s’élevant d’une zone boisée exige une réaction immédiate et relance la question d’un éventuel retour d’une vague d’incendies criminels.


